La nouvelle église paroissiale de 1843 est à une seule nef et construite à l'emplacement même de celle du IXe siècle. De cette dernière nous n'avons que peu d'informations. Le Cadastre Napoléonien nous en révèle toutefois le contour, ainsi d'ailleurs que l'emprise de l'ancien cimetière qui l'entourait.
L'église du IXe siècle
On sait qu'elle était de style gothique et à trois nefs, ce qui peut laisser supposer qu'à l'époque de sa construction, au IXe siècle, la population du village avoisinait les cinq ou six cents âmes. Elle fut interdite aux fidèles vers 1777-1778 au motif d'insécurité en raison de son état de délabrement, et en attendant la construction et la consécration du nouvel édifice, qui n'est intervenue que le 18 Juin 1848, les offices étaient célébrés dans un local provisoire.
De cet endroit, pourtant utilisé quelques soixante-dix années, rien n'est parvenu jusqu'à nous. Tout juste pouvons-nous supposer qu'il devait être d'une capacité importante pour pouvoir accueillir les 70 % environ de la population du village qui, à l'époque, pratiquaient régulièrement le culte catholique.
En 1843, lorsqu'il fut question de construire le nouvel édifice, il fut décidé de réutiliser un certain nombre des matériaux de l'ancienne église afin d'abaisser au mieux le coût de cette reconstruction. Les travaux auront duré cinq ans et le nouvel édifice a donc été consacré le 18 Juin 1848.
Les pierres tombales
Dans le dallage de l'allée principale qui mène au chœur et dans celui du transept on remarque une succession de pierres tombales, de couleur jaune pâle, plus ou moins anciennes et parfois rendues illisibles sous les effets du temps. Ces pierres tombales, provenant de l'ancien cimetière, ont été insérées dans le dallage de l'édifice. Cette opération s'est, au plus tard, effectuée au moment de l'abandon de l'ancien cimetière, soit aux environs de 1860.
Ces pavés « noirâtres » sont visiblement très anciens et pour la plupart très usés. Certains d'entre eux laissent pourtant encore entrevoir la trace de volutes ciselées. Ces observations laissent ainsi supposer que le pavage de l'ancienne église a été réutilisé, soit tel quel, soit après dépose et repose.
Les pierres tombales rappellent au souvenir des fidèles quelques prêtres décédés au village au cours de l'exercice de leur ministère ainsi que quelques notables ou villageois bienfaiteurs de la paroisse.
Inscriptions — allée principale, en partant du Chœur
QUI DECEDAT LE 20 AVRIL 1743
REQVIESCAT IN PACE AMEN
QUI ONIT DIE 16 AUGUS 1626
NOMME CURE DE ST MARCEL LE 18 OCTOBRE 1834
DECEDE LE 30 MAI 1852
REQVIESCAT IN PACE AMEN
QVI TREPA SA LE 5 JANVIER 1743
DIEU AYT SON AME
REQVI ES CAT IN PACE AMEN
REQVIEM VIGILES POUR TRESPASS MESSES BASSES PAR AN A ST M
PREMIER JANVIER 1709
DIEU AIE SON AME REQVIESCAT IN PACE AMEN
L.B. CONVERS DECEDE LE 12 OCTOBRE 1830
Inscriptions — transept côté droit
La pierre est illisible dans sa partie haute, mais dédiée à un prêtre :
Les Morey à 26 puis à celle de Saint Marcel à 34.
Il se distingua toujours par la pureté et la simplicité de ses mœurs,
par la piété la plus tendre, par son zèle pour la Gloire de Dieu,
par sa Générosité envers les pauvres et les églises.
Il mourut le 27 Juin 1832 âgé de 36 ans,
emportant les regrets de ses parents et de tous ses paroissiens
qui ne l'oublieront jamais.
Dilectus deo et hominibus gaudis perfruanu acleinis
Inscriptions — transept côté gauche
UN TRES RESPECT ABLE PRETRE ANCI EN CURE DE ST MAR CEL
DECEDE LE 8 OCTOBRE 1832. IL ATTANT LA RE SURECTION GENE
(la suite du texte est cachée par les menuiseries des bancs)
L'intérieur de l'église
L'intérieur de l'église est de décoration chaude et aux couleurs harmonieuses.














Œuvres d'art











Plaques commémoratives



