La traversée de l'Atlantique

Ci-dessous un condensé des travaux de Jean Marie Guillaume qui nous renseigne sur les départs de quelques migrants de Saint-Marcel vers l'Amérique au cours de la première moitié du XIXe siècle.

Entre 1830 et 1860, environ trente-cinq familles quittent Rosières Sur Mance et certains villages environnants, dont Saint-Marcel, pour se fixer aux États-Unis. En 1832, ces migrants fondent sur les bords du Saint-Laurent, au Nord de l'État de New-York, la colonie de Rosière ainsi nommée en souvenir de leur village natal.

À l'exception de Marcel Barthélémy parti de Saint-Marcel, tous les autres migrants ayant quitté ce village autour de 1855 ne se sont pas établis à Rosière USA mais se sont directement rendus dans l'Illinois et établis à Assumption.

Les migrants de Saint-Marcel

Marcel AUBRY (né en 1778)

Marcel AUBRY né au village le 20 Septembre 1778 de Claude AUBRY et Louise ECHILLEY est un vétéran de l'armée Napoléonienne arrivé au 87e Régiment de Ligne le 21 Brumaire an X (12 Novembre 1801) et rayé des cadres de l'Armée le 22 Octobre 1806. Sans doute est-il revenu à Saint-Marcel, mais il n'y a aucune trace d'un éventuel mariage. On le retrouve à Rosière USA comme signataire du manifeste pour la construction de l'Église Saint-Vincent de Paul.

Jacques MÉNÉTRIER et Barbe GUILLAUME

Jacques (américanisé Jacob MENTRY) est né le 29 Juillet 1790 à Saint-Marcel et est décédé le 2 Novembre 1872 à Rosière Cape Vincent à l'âge de 82 ans. Avant son émigration, il exerce la profession de journalier (ouvrier agricole) à Saint-Marcel. Barbe est née le 21 Février 1792 à Saint-Marcel et décédée le 27 Juillet 1875 à Rosière Cape Vincent. Ils célèbrent leur mariage le 6 Mai 1816 à Saint-Marcel. Arrivés aux États-Unis, ils s'installent à Rosière, Cape Vincent, Jefferson County, New-York.

Autres migrants notables

Le nombre des départs est encore susceptible d'évoluer en raison des travaux de recherches toujours en cours. Les familles qui ont ainsi traversé l'Atlantique pour construire une vie meilleure témoignent du courage et de la détermination des habitants de Saint-Marcel face aux difficultés économiques du XIXe siècle.

Source : travaux de recherche de Jean Marie Guillaume.